C’est la rentrée mais, gardez le réflexe expos dans vos agendas. En voici trois. Explorant l’intime et l’actu, l’universel et le personnel. 

 

Regards entre actu et intime

 

Au départ d’un classique de la photo judiciaire, de l’actu brésilienne ou de l’increvable album de famille, les photographes nous font voyager dans leur créativité et leurs points de vue. Bonnes visites !

 

Perp Walk

Vous vous dites : qu’est-ce que c’est que ça, le « Perp Walk », abréviation de perpetrator walk ? Pourtant, vous connaissez. C’est ce rituel photographique qui consiste à capturer l’image d’un(e) criminel(le) à sa sortie de tribunal, souvent la tête basse et/ou tentant de dissimuler son visage grave. La photographe Léa Belooussovitch s’est saisie de ces moments judiciaires cultivés par la presse à sensation pour explorer leur sens, leur impact sur les personnes figés pour l’éternité dans leur statut d’accusé et de condamné. L’artiste traite son thème en trois temps. Au départ de photographies de « perp walk » imprimés grand format sur des tissus en velours et étroitement recadrés sur les visages en gros plan. Intimes et détachés du contexte environnant, ils disent la culpabilité, la vulnérabilité, la violence médiatique subie par le sujet. Ces mises  en scène photo servent d’amorce d’un deuxième volet : une série de dessins au départ des photos de presse. Enfin, une vidéo projetée grand format jouent sur les recadrages de photos en plans ralentis et flous  de trois points de vue d’un même « perp walk ».

 

 

Perp Walk

Du 5 septembre au 13 octobre

Galerie du Botanique

Rue Royale, 236 – 1210 Bruxelles

https://www.botanique.be/fr/expo/lea-belooussovitch-perp-walk

 

 

La nature des choses 

L’actualité brûlante du Brésil et la destruction dramatique de la Forêt amazonienne confèrent à l’expo de la photographe Claudia Jaguaribe une intensité supplémentaire. Observatrice des facettes et des extrêmes auxquels sont confrontés les habitants de son pays d’origine, l’artiste interroge par ses séries photos le pouvoir même de la nature face à sa destruction, entre pression urbaine et problèmes environnementaux. Le point de vue sur «  son Brésil » est vivant, puissant et réaliste. Pour comprendre et réfléchir d’urgence sur les enjeux contemporains de cette partie du monde. En parallèle, Hangar offre aussi le regard et les œuvres de l’artiste plasticien brésilien Oscar Oiwa.

 

La nature des choses(Brésil)

Du 6 septembre au 26 octobre

Hangar Art Center Gallery

Place du Châtelain, 18

1050 Bruxelles 

https://www.hangar.art/

 

 

Familles, je vous like

Bien que le numérique soit devenu le roi du partage d’images intimes et personnelles sur internet, l’album de photos familial sur support papier continue de parler à tout le monde. « Objet de mémoire transgénérationnel », il reste le support physique de l’identité, des identités familiales, au gré des évolutions des modèles et de la société. Le centre culturel de Namur a eu l’excellente idée de réunir sept photographes belges sur cette thématique de la « photo de famille ». Pour voir comment ils rendent compte de cette réalité. Cela donne des approches formidables de cet exercice mémoriel. En complément, deux autres sources viennent compléter ce kaléïdoscope familial. Les habitants de Namur ont été conviés à proposer leurs propres photos dont une sélection est exposée. Enfin, la photographe Natalia de Mello est allée photographier les Namurois des quartiers de Bomel et Saint-Servais. Tous posent aux fenêtres de leurs maisons. Ces photos seront exposées dans l’espace public de la ville.

Familles, je vous like

Du 19 septembre au 13 octobre - gratuit

Centre culturel de Namur (Abattoirs de Bomel)

Traverse des Muses 18, 5000 Namur

http://centrecultureldenamur.be/familles-je-vous-like/