Et de 4 ! Panasonic étoffe son parc optique pour hybrides plein format S1, S1R et le nouveau S1H d’un indispensable zoom polyvalent. De label Pro et de monture L… pour Leica, allié industriel de référence et gage de qualité. 

 

Panasonic LUMIX S PRO 24-70mm L-Mount f/2.8

 

L’hybride plein format aligne un nouveau zoom

 

L’univers hybride plein format développé par Panasonic (associé à Leica et Sigma) se ménage une belle fin d’année. Rien que cet automne, la marque japonaise sort simultanément un troisième boîtier dans sa gamme Lumix S – le S1H (lire autre article) -  et un quatrième objectif pour étendre leurs champs de vision, le LUMIX S PRO 24-70mm L-Mount f/2.8. Tout cela avant l’arrivée encore prévue avant Nouvel-An d’un 70-200 mm f/2,8 et d’un 16-35 mm f/4. Avec celles déjà sorties  -- les Lumix S 24-105 mm f/4 Macro OIS et 70-200 mm f/4 Pro OIS, ainsi qu’une focale fixe, le Lumix S 50 mm f/1,4 Pro -- , on sera à 6 optiques spécifiques fin 2019. Panasonic tient la cadence vers son but fixé de d’une panoplie de dix optiques S pour fin 2020.

 

 

Commercialiser maintenant un trans standard 24-70 mm avec une belle ouverture constante à f/2,8 est un choix intelligent pour maintenir l’intérêt et l’attention sur sa ligne d’appareils hybrides plein format encore jeune. Et puis, certains formats d’objectifs sont des incontournables  à avoir dans son écurie. C’était déjà le cas avec le Lumix S 50 mm f/1,4 Pro, c’est à présent le cas avec ce nouveau LUMIX S PRO 24-70mm L-Mount. Ce téléobjectif haut de gamme à 2.799 euros possède les atouts de sa catégorie. La promesse d’onctueux et magnifiques bokeh grâce à son diaphragme arrondi à 11 lames ; des images bien corrigées avec une grande netteté ; un rendu des couleurs précis et une netteté remarquable dans les plages de zoom et de mise au point… Cette dernière, particulièrement rapide et précise repose sur un système double conjuguant un moteur linéaire et un moteur pas à pas.

 

 

 Les concepteurs ont aussi corrigé les risques de « Focus-Breathing ». Un phénomène propre aux zooms qui engendre des modifications, des sauts de la focale réelle en fonction de la mise au point choisie. Gênant en photo, il l’est encore plus en vidéo.  Un mécanisme y remédie. Côté ergonomie, comme sur les deux premiers Lumix S Pro, le photographe profite d’un système « clutch » pour basculer quand il le veut en mise au point manuelle, assistée d’une échelle des distances s’affichant au niveau de la bague de réglage.

Sans vouloir refroidir les aficionados du système hybride plein format, un bémol : le nouveau venu, avec son petit kilo et sa stature plutôt « tank » ne fait pas dans la légèreté et la compacité. Monté sur un boîtier de la gamme S1, l’ensemble flirte au minimum avec les 2 kilos. Certes, de technologie de pointe. Mais 2 kilos quand même.