L’argentique n’est pas mort, foi d’OWAX ! La petite société belge en témoigne avec ses pellicules haute qualité. Les fondus du procédé originel de la photo adorent. Mise au point sur la niche des « sels d’argent ».

 

Ar(t)gentique, le retour pro du rouleau

 

En marge du rouleau-compresseur numérique, l’argentique n’en continue pas moins de vivre sa petite vie discrète, mais passionnante et passionnée. C’est dans ce créneau pointu que la société belge OWAX se fait un nom synonyme de qualité artisanale, expérience unique et sérieux grâce à sa gamme de pellicules 135 et 120 mais aussi des formats « oubliés » 220, 620, 127.  Et avec des sensibilités comprises entre 400 et 0,8 ASA

 

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La société offre un service « fait main » car elle s’est principalement spécialisée dans l’embobinage manuel de films noir/blanc et couleurs sur le marché mais difficilement accessibles au commun des photographes. La société récupère et centralise ces pellicules avec une qualité de « fraîcheur » garantie. C’est à dire, rien à voir avec des produits similaires proposés sur le net mais périmés depuis des années. Exclusivité Photo Galerie, la gamme Owax fait dans le produit rare, expérimental, l’art photographique originel et original.

 

Facile et pas cher

Certains en déduiront que ce procédé photographique est devenu l’affaire d’une élite en chambre noire. Faux. Comme l’explique le responsable d’Owax, « l’argentique reste en 2018 à la portée de tous et la meilleure façon d’apprendre vraiment la photo. Certaines écoles l’ont à leur programme et des sections « procédés anciens » fleurissent dans les cours du soir. Et puis, contrairement au numérique, ce n’est pas cher ! » Exemple sur base de la marque Nikon qui commercialisent des boitiers numériques mais aussi quelques argentiques. En argentique, la taille du négatif correspond à un full frame en numérique. Ces derniers ne sont disponibles qu’en gamme experte ou professionnelle, tel que le Nikon D850 à 3700 euros. Au rayon argentique, on trouve un excellent Nikon F5 à… 500 euros !

 

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Pour supporter le poids des RAWS, faire de la postproduction numérique, etc, il faut disposer (et donc investir) dans un ordi puissant avec beaucoup de mémoire et acheter des logiciels de traitement. En argentique, il suffit de faire développer son négatif pour 5 euros dans un labo professionnel comme Photo Galerie ou par soi-même si on a le matos et les connaissances.

Enfin, les pellicules argentiques Owax sont pour leur part vendues dans une fourchette de prix entre 4 et 33 euros (pour le film le plus spécialisé). Pellicule à 4 euros Le Violeta peut être utilisé de 10 à 50 ASA et offre déjà des contrastes forts et remarquables. A l’impression aussi, l’argentique est imbattable. En format 10x15 là où on est à 0,40 euro pour un tirage de photo numérique, on peut descendre à 0,25 euro en argentique.   

 

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Valeur photo ajoutée

Photographiquement, l’argentique est un autre monde (un peu trop oublié) qui mérite d’être exploré. Il recèle un potentiel visuel riche et différent dont l’éventail de pellicules OWAX (Violeta, Brownie, Ginger, Infrared, Tasma, Svema…) sont les supports idéaux, uniquement distribués en Belgique par Photo Galerie.

Les « sels d’argent » font replonger aux sources de la photographie, à l’exigence artistique, à la rigueur technique et à l’alchimie originelle produisant des superbes images sans recours au digital. Cet univers créatif mérite un nouveau souffle et ne peut laisser insensible les mordus de photographie. L’argentique peut faire votre bonheur.