Réussir ses « selfies » vidéo par temps de confinement

 

La vidéo autoportrait a le vent en poupe ! Coincés à la maison, nombre d’entre nous doivent (ré) inventer leur communication. Pour parler à la famille, prendre un apéro virtuel, mais surtout pour travailler. Du médecin au coach sportif, tout le monde s’y met… avec plus ou moins de succès !

 

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Les émissions télé en 2020 ? Un écran divisé en quatre, sur fond de salon ou de cuisine, une image de plus ou moins bonne qualité, sans parler du son. Salle de sport fermée ? Qu’à cela ne tienne, votre coach vous fait suer à distance. Les professeurs donnent cours par visioconférence, les agents immobiliers font dans la visite virtuelle et même les médecins consultent via Skype ou Zoom. Pourquoi pas vous ?

 

Du contenu de qualité ? Se préparer !

Ce contexte met en lumière l’importance de la technique, surtout si votre activité professionnelle en dépend. Lorsque vos "clients" sont loin, vous avez tout intérêt à proposer une expérience vidéo réussie, que ce soit pour des live ou pour alimenter votre vlog YouTube. Passons sur les problèmes de connexion pour nous concentrer sur l’image et le son.

 

Choisir son matériel 

La qualité de votre équipement peut augmenter le caractère professionnel des vidéos, mais vous n’avez pas forcément besoin d’un caméscope dernier cri. Même si tous les boîtiers ne se valent pas, votre reflex ou votre hybride fera l’affaire. Avantage au Fujifilm X-T3, au Sony A7 III, à l’Olympus E-M1 Mark II, au Panasonic GH5 ou encore au D850 de Nikon. Plusieurs fonctionnalités comptent: de l’écran orientable à la stabilisation de l’appareil, en passant par les fonctions dédiées et la sensibilité basse lumière. Du côté optique: un objectif fixe à grand-angle et lumineux (ouvrant à F1.8 ou F2) est le bon choix. Vous optez pour une focale variable ? Pourquoi pas, mais évitez de zoomer pendant les séquences.  

 

Le bon réglage ? Mode manuel

Rendez-vous ensuite dans le menu de votre appareil. La résolution ? La plus haute possible. Pour le framerate, inutile de pousser le bouchon au-dessus de 25 ips, si cela n’est pas nécessaire (ni ralenti ni mouvements) et surtout en basse lumière. La présence d’un autofocus performant sera un atout, si vous n’êtes pas à l’aise avec la mise au point manuelle. Mais l’idéal est de débrayer complètement l’appareil et de régler vous-même tous les paramètres (ISO, diaphragme, vitesse d’obturation, balance des blancs, etc.) en fonction de vos attentes… et de la lumière.

 

Que la lumière soit

Il n’y a rien de pire qu’une vidéo mal éclairée. Profitez tant que possible des rayons du soleil, par exemple à travers un rideau, pour une lumière diffuse. Parfait pour des couleurs éclatantes et la netteté des images. En soirée ou par mauvais temps? Si vous n’êtes pas équipé — parapluie, ring light ou panneaux LED — songez à investir dans un sytème d'éclairage continu, tout à fait abordable de nos jours, tout en veillant à choisir l’angle qui débouche le mieux les ombres. Faites plusieurs essais et adaptez aussi vos réglages en fonction !

 

Gare au cadrage

Le cadrage doit être soigné pour garder l’attention de votre audience. Un plan fixe ? Toujours efficace. Installez un trépied à distance pour un champ « au service » de votre propos. Laissé de la place, si vous devez vous mouvoir ou serrez si c’est plutôt du speech. Vous optez pour la « caméra à la main » ? Envisagez alors l’utilisation d’un stabilisateur.

 

Le décor compte!

Tout le monde ne dispose pas d’un studio, mais l’environnement de votre vidéo doit servir vos intentions. Mieux vaut, par exemple, ne pas distraire votre audience avec ce qui se passe autour. Si l’ambiance joue un rôle dans votre vidéo, pensez à la « mettre en scène ». Dans tous les cas, gardez une profondeur suffisante entre la caméra, le sujet et le fond de la pièce.

 

Le son, trop souvent négligé

Privilégiez les intérieurs: cela évitera les parasites et cela tombe « bien », il faut rester à la maison. L’usage d’un micro externe est souvent indispensable pour que votre voix soit limpide. Gardez les effets sonores ou musicaux pour la postproduction…

 

Place au montage

C’est là que se joue le tempo de votre vidéo. N’hésitez pas à couper les plans "morts", les redondances ou les mots parasites. L’idée ? Enchaîner les séquences de forme fluide et rythmée.