Avec ses Z6 et Z7, Nikon fait une première incursion sur le terrain des hybrides 24x36, afin de tâter ce marché porteur et retenir ses fidèles que l’hybride pourrait tenter. Le spécialiste reflex n’a pas à rougir du résultat.

 

Nikon Z, comme zélé

 

Dans un marché photo hyperconcurrentielle, mieux vaut être sur toutes les balles, quitte à sortir de sa zone de confort. Dans le cas de Nikon, celle du Reflex numérique qu’il domine avec Canon, défié par l’hybride  qui peu à peu gagne du terrain. Nikon a donc choisi d’y faire une escapade avec le Z6 et le Z7, un duo de modèles format 24x36.

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Le binôme partage beaucoup de qualités et quelques petits défauts mais Nikon s’est employée à soigner leurs performances techniques et leur crédibilité sur ce créneau jusqu’alors non expérimenté. Même si le boîtier Z6 est moins cher (2500 euros) que le Z7 (3900 euros) ils ont de nombreux atouts en commun.

 

Bon sang ne saurait mentir

A commencer par des enseignements de l’expérience… Reflex. C’est le cas en matière de prise en main grâce à une poignée caoutchoutée, large et bien dessinée. C’est aussi le cas pour des outils ergonomiques comme l’écran LCD sur l’épaule droite, les molettes de réglages et barillets ou encore les commandes pour la vidéo, la correction d’exposition ou le réglage de la sensibilité ISO.

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Les habitués de Nikon qui s’aventureraient en terrain hybride ne seront donc pas perdus, d’autant que Nikon a aussi prévu une compatibilité avec les optiques en monture F. Côté viseur, nœud de tension entre pro et anti-hybride, la transition devrait aussi se faire sans réflexe de répulsion « optique » car Z6 et Z7 proposent un très bon viseur électronique, lumineux, clair et confortable. La dalle LCD tactile et inclinable est aussi de qualité.

 

Un capteur Nikon, tout est dit

Au rayon images aussi, Nikon est au rendez-vous mais avec des performances différentes entre les deux modèles. Le Z6 s’appuie sur un capteur CMOS plein format rétro-éclairé de 24,5 millions de pixels et un collimateur autofocus de 273 points. Tandis que le capteur du Z7 affiche 45,7 millions de pixels avec autofocus de 493 points.

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Mais parfois qui peut le plus peut le moins. Le Z6 a par exemple une plage ISO plus large que son frangin, peut grimper jusqu’à 51.200 en mode standard voire 204.800 ISO en mode étendu. L’indice de lumination est aussi supérieur tout comme sa rafale : 12 i/s contre les 9 i/s du Z7. Pour un usage plus sportif et qui n’est pas en demande d’une avalanche de pixels, le Z6, moins cher de 1400 euros (!)  vaut déjà largement le détour.

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Des bonnes fonctionnalités sans surprises

Dans les deux cas, l’autonomie (autour de 500 clichés) est honnête pour un hybride tout autant que la connectique (wifi, Bluetooth et une fonction unique de transfert Snapbridge©). La vidéo est plutôt fort développée sur le Z7 qui permet de filmer en HDTV 1080.

Dans cette activité et dans d’autres, les Z6 et Z7 jouissent aussi d’une stabilité remarquable grâce au mode VR optique sur 5 axes associé au mode VR électronique. On retiendra aussi la netteté impeccable des images car avec sa monture de 55 mm de diamètre vos Z6 et Z7 sont des puits de lumière, même face à des paysages urbains nocturnes ou des portraits dans la pénombre.

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Conclusion

Cette première et double escapade sur le terrain de l’hybride plein format est plutôt réussie,  même si on pourrait ergoter sur quelques faiblesses de fluidité ou l’abondance de fonctions parfois difficile à (di)gérer. Mais que ceux que cela tente n’(hy)bride pas leur plaisir ! La découverte et les nouvelles expériences ne sont-elles pas des moteurs de l’aventure photo ? 

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