Fujifilm X-T4, robe rétro pour un concentré de techno

 

Quatrième du nom, le Fujifilm X-T4 était attendu par tous les aficionados de la marque… mais pas uniquement ! Au même titre que les modèles X-Pro du constructeur nippon, ces hybrides font des ravages depuis leurs débuts. Le petit dernier sera-t-il à la hauteur de la lignée ?

 

Disons-le tout de go : la Série X de chez Fujifilm a ses inconditionnels. Et pour cause, le fabricant japonais a su imposer son écosystème au fil des années, tant chez les pros que les amateurs passionnés. Des boîtiers alléchants, mêlant l’héritage de l’argentique à des technologies de pointe, ainsi qu’une vaste gamme d’objectifs de haut vol… Comme à chaque nouvelle sortie, c’est l’effervescence. Le X-T4 n’échappe pas à la règle ! Simple évolution ou véritable révolution ?

Le meilleur du passé et la crème du futur

Première note : son châssis rétro minimaliste ressemble fort à celui de ses prédécesseurs, même s’il gagne 5 mm d’épaisseur et une quarantaine de grammes. Avec un design toujours aussi réussi, il se pare d’une robe noir intégrale ou partiellement grise, pour un look moins sobre et encore plus vintage. Les fans ne seront pas déboussolés ! Plus étonnant, le capteur (26 Mégapixels X-Trans BSI CMOS 4 Sensor) et le processeur sont identiques à ceux présents sur le X-T3… Mais rappelons que ces deux composants n’ont que deux ans et que cela reste du très haut niveau. Fujifilm capitalise donc sur ses acquis.

Mais alors… quoi de neuf pour ce X-T4 ?

Les ingénieurs nippons ont profité des recettes du passé, en ajoutant le meilleur du présent et du futur. C’est donc principalement à l’intérieur que cela se passe : avec une liste technique longue comme le bras, voici les évolutions majeures du X-T4

 

Une stabilisation au poil

Il s’appelle IBIS et c’est l’une des raisons majeures de troquer le X-T3 pour le X-T4 : un tout nouveau système de stabilisation mécanique du capteur X-Trans sur cinq axes. Associé à l’une des 18 focales stabilisées X-Mount, on peut ainsi gagner jusqu’à 6,5 IL ! Ce n’est que le second boîtier de la marque — avec le Fujifilm X-H1 — a proposé cette innovation (très attendue)… Son intégration aura exigé un travail de miniaturisation des autres composants, afin de préserver la compacité du boîtier.

 

Un écran totalement articulé

L’écran LCD bidirectionnel du X-T3 avait fait couler beaucoup d’encre… Fujifilm corrige donc le tir avec un moniteur de 3 pouces et avec 1,62 million de points, monté sur rotule pour une maniabilité complète. Une avancée qui a ses détracteurs, mais avancée tout de même !

 

Une batterie améliorée

Preuve que le fabricant a écouté ses adeptes, voici (enfin) une batterie digne de ce nom. Près de 500 clichés annoncés, contre 390 pour celle du X-T3. Rappelons que le grip vertical dédié (VG-XT4) permet de placer deux batteries NP-W235 pour atteindre 1 700 déclenchements…

 

Un mode vidéo dédié

Filmer en 4 K 10 bits à 60fps jusqu’en 4:2 : 0 10 bits et en full HD jusqu’à… 240 fps ! Autant dire que le constructeur veut définitivement séduire les vidéastes, en profitant pleinement de la stabilisation IBIS.

Mais ce n’est pas tout !

L’obturateur a subi un lifting : plus silencieux de 30 %, moins soumis aux vibrations et très réactif (délai de réponse de 0,035 seconde). Fujifilm annonce aussi un autofocus revu et corrigé, capable d’une mise au point en seulement 0,02 seconde. Le viseur électronique — déjà excellent — intègre un nouveau mode « boost » ; une 19e et inédite simulation de filtre, baptisé « Bleach Bypass » ; les deux ports SD sont désormais côte à côte pour plus de facilité ; la monture a été renforcée ; la prise jack passe à la trappe et donne lieu à un adaptateur (inclus) USB-C-to-3.5 mm ; etc.

 

 

De quoi se laisser séduire…

Malgré son design et sa prise en main proches du X-T3 — avec des boutons repositionnés —, le X-T4 a beaucoup pour plaire. La révolution n’a pas eu lieu… mais elle n’était probablement pas nécessaire, tant les boîtiers Fujifilm étaient déjà une réussite. Les évolutions de ce dernier né, notamment la stabilisation IBIS, sont toutefois suffisamment alléchantes pour attirer les fans… et les autres !