La profondeur de champ, l’outil ultime au service du photographe.

 

La profondeur de champ est la zone de netteté sur votre prise de vue. Celle-ci, bien utilisée, peut changer une photo du tout au tout et rendre exceptionnelle une image qui eut été quelconque sans le recours à ce magnifique outil à la disposition des photographes et vidéastes.

 

Mettre un sujet en exergue en utilisant une profondeur de champs minimale qui l’isolera dans l’image ou, au contraire, le noyer dans une multitude de détails grâce à une importante zone de netteté vous permettra de laisser libre cours à votre imagination et de créer des photographies reflétant exactement l’émotion que vous voulez exprimer.  

 

La technique pour travailler la profondeur de champs est à la portée de tout photographe ou vidéaste connaissant les quelques règles de base que nous allons vous expliquer.

 

© Pascal Jadin 

 

Trois facteurs influent sur la profondeur de champs : 

 

  • La focale utilisée : plus elle sera longue et moins vous aurez de profondeur de champs (un grand angle fournira une zone de netteté supérieure à celle d’un téléobjectif)  La focale que vous utiliserez pour un cadrage donné étant fonction de la taille du capteur de votre appareil (plus grand capteur, focale plus longue) sachez qu’un appareil plein format vous permettra, dès lors,  de travailler la profondeur de champs en vous permettant des zones de netteté plus réduites qu’un APSC et plus encore qu’un 4/3.   Les appareils de type compacts ou les téléphones, eux, étant munis de petits capteurs donnant une grande profondeur de champs ne permettent pas de faire ressortir le sujet en l’isolant des avant- et arrière-plans.  
  • L’ouverture du diaphragme (plus il sera fermé et plus la profondeur de champs sera importante) est le moyen le plus simple de travailler votre zone de netteté. L’utilisation d’un appareil permettant la priorité à l’ouverture ou l’exposition manuelle est nécessaire au photographe désirant influer sur la profondeur de champs de son image. Un objectif lumineux (les plus, lumineux étant généralement les focales fixes) est un must pour ce faire. Un classique et peu onéreux 50 F1.8 donne déjà de très bons résultats.
  • La proximité avec le sujet (plus la distance avec le sujet diminue et moins la profondeur de champs sera présente) 

 

© Pascal Jadin 

 

Pour vous aider à gérer ce merveilleux moyen de sublimer vos photos, certains appareils sont munis d’un « testeur de profondeur de champs » qui, fermant le diaphragme,  permet de visualiser la zone de netteté dans le viseur avant la prise de vue.

L’inconvénient de ce système avec un appareil réflex est que, le diaphragme se fermant à l’ouverture choisie par le photographe, l’image dans le viseur s’en trouve plus ou moins assombrie en fonction de l’ouverture ce qui rend la visualisation assez difficile. Les appareils hybrides, eux permettant, eux, de voir la profondeur de champs sans assombrissement de l’image dans le viseur.

 

 © Pascal Jadin

 

Il existe des tables de profondeur de champs (très peu pratiques même si elles sont d’une grande précision) donnant, en fonction de la focale et de l’ouverture utilisées et la distance de mise au point, la zone sue netteté.  On leur préfèrera le testeur de profondeur de champs bien plus facilement utilisable.

© Pascal Jadin