Empruntée au monde militaire, la photographie infrarouge nous expose à un monde jusqu’alors invisible. Votre prochaine arme artistique ?

 

5 choses à savoir sur la photographie infrarouge

 

Ses origines sont scientifiques (et militaires)

L'œil humain détecte les longueurs d'ondes de 400 à 800 nm qui représentent le spectre visible. Au-delà de 800nm, on parle de radiations infrarouges visibles. Les fabricants de films ont commercialisé pendant des années des films de ce type, dont l'usage initial était militaire et scientifique. Les premières photos du genre datent de 1910.

 

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 Copyright Björn Wunderlich

 

Elle dépasse ce qui est visible

En s'appuyant sur la chaleur captée à travers un rayonnement infrarouge, la technique capte une lumière invisible à l'œil humain. Elle agit comme un outil de décryptage des ondes invisibles.

 

Tout ça pour le grisant effet « Wood »

Les images obtenues sont en fausses couleurs, avec un aspect onirique, où les feuillages et les herbes deviennent tantôt blancs, tantôt rougeoyants. Cette apparence particulière s'appelle l'effet « Wood », en référence à Robert W. Wood, l'inventeur de l'écran filtrant pour les rayons ultraviolets.

 

Un filtre suffit en numérique

En photographie numérique, le capteur photographique doit être couplé à un filtre infrarouge, qu'on ajoute sur l'objectif, pour obtenir cet effet particulier. Le capteur va retranscrire les ondes en couleurs que nous pouvons voir. Le filtre va traiter la lumière visible et laisser place à l'infrarouge uniquement.

 

On peut aussi s'y mettre en argentique

Si vous vous adonnez encore à la photographie argentique, vous devez alors utiliser un équipement légèrement plus complexe, à savoir des pellicules infrarouges (au choix : noir et blanc ou couleurs), avec trois couches sensibles (deux captent le vert et le bleu, la troisième l'infrarouge). Généralement, on les utilise avec un filtre jaune pour une question d'équilibre.

 

Illustration

 

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Photographie infrarouge Parc Beaumont Pau - Crédit : Malvina Lartigue