La photo, c’est la lumière. Mais quand l’astre au zénith écrase tout de ses rayons, les portraits, paysages, scènes extérieures se compliquent… Quoique. 5 conseils pour parer le soleil.

 

Conseil de pro : dompter le plein soleil et ses mauvaises ombres

 

Tous les photographes en conviendront, le soleil c’est beau mais quelle plaie lorsqu’en milieu de journée il écrase tout de sa « lumière dure ». Même notre expert Denis Closon, émérite photographe de presse, redoute toujours ce meilleur ami-ennemi d’une photo de qualité. Mais parfois, faute d’alternative, il faut composer avec le trop plein de luminosité déversé par l’astre à la verticale et trouver des parades à ses effets pervers : ombres disgracieuses, surexposition, altérations des couleurs, zones claires « brûlées »…

 

 

« Yeux de pandas » et contre-jour

Au rayon des premières victimes du plein soleil, les portraits. Pourtant, on se dit : pas de souci de lumière tant elle est abondante. Oui, mais trop. Car à la verticale des sujets, le soleil jette sur les visages des ombres qui mangent le dessus des yeux et transforment toute la zone oculaire en deux cavités sombres et inexpressives façon « yeux de panda ».  Le comble pour un portrait ! « La meilleure parade est de ne pas hésiter à mettre son modèle dos au soleil en contre-jour, ce qui détoure de belle manière en mettant en valeur les cheveux et épaules, détaille Denis notre expert. Ce qui met surtout le visage hors d’une forte lumière directe et évite les ombres portées en dessous du nez ou ailleurs. Cela contre aussi l’effet d’éblouissement du sujet qui le force à froncer les sourcils et plisser les yeux. Dos au soleil, il peut afficher des traits détendus ». Mais en termes de luminosité, est-ce suffisant ? Pas toujours.

 

Le coup de flash

En effet, si le contre-jour amène uniformité lumineuse et sérénité sur le visage, celui-ci ne sera peut-être plus assez éclairé. D’où un deuxième conseil. « Donnez un petit coup de flash mais à faible puissance, un jet de lumière discret qui éclairera juste ce qu’il faut les traits pour les harmoniser à la lumière ambiante. Et renforcer l’expressivité du visage dont il faut évidemment proscrire toutes lunettes de soleil ! »

 

Le soleil, écrasant mais… génial

Si l’on quitte l’exercice périlleux du portrait en condition de « lumière dure », on peut envisager le problème sous d’autres angles… créatifs. En effet, le handicap d’une luminosité ultra-forte peut devenir une force photographique en se concentrant sur les effets qu’elle produit en ombres portées, reflets, rapports géométriques, silhouettes découpées au cordeau par l’intensité lumineuse. Pour cela, il faut modifier son regard, rechercher la multitude de modifications intéressantes imposées à un paysage, une rue, une foule, un bâtiment par le jeu du méga spot naturel.

 

L’ombre pour… encore profiter du soleil

Certains opteront pour un repli prudent à l’ombre, d’un bâtiment, d’une tente, d’un parasol ou d’une zone arborée moins problématique en termes de lumière. « Il y sera en effet plus aisé de parvenir à une luminosité idéale et un regard du sujet toujours bien éclairé », admet notre expert photo. D’autant plus que ce maudit soleil qui tape… procure indirectement une belle luminosité aux endroits ombragés. Seul bémol, il faut aussi bien gérer la luminosité à l’ombre que celle des éléments extérieurs en plein soleil présents dans le cadre et potentiellement surexposés voire « brûlés » de manière irrattrapable. En plein soleil ou à l’ombre, gare donc aux UV !

 

 

Liens internet :

(1) Denis Closon – Photographe professionnel

www.oneshot.be

https://www.facebook.com/DenisClosonPhotographe/