Confinement ? Profitez-en pour (enfin) trier vos photos

 

La planète est pratiquement à l’arrêt et vous êtes certainement à la maison. Ce n’est pas un choix, certes, mais faites contre mauvaise fortune, bon cœur. Dans chaque difficulté, on peut trouver du « positif ». Et si vous mettiez ce temps à profit pour mener un grand nettoyage dans votre bibliothèque photo… tant de fois repoussé ?

 

 

La photo numérique a tellement d’atouts que l’on en oublie parfois les bémols. En particulier, l’accumulation de centaines ou milliers de clichés. Si vous avez le « déclencheur facile », vous avez certainement quelques disques durs à passer en revue. Mais, un projet chassant l’autre, la tâche a fini par être renvoyée aux calendes grecques… Nous y sommes : toutes les conditions sont réunies pour nettoyer, organiser et systématiser votre bibliothèque d’images. Le plaisir de redécouvrir vos belles photos, les publier, créer des livres ou en imprimer certaines. Une façon aussi de donner un coup de fouet à votre passion !

 

1. Assurez-vous d’être bien « armé »

Si vous faites face à une montagne de fichiers, outre le manque de temps, cela signifie peut-être que vous n’exploitez pas tout le potentiel de vos logiciels. Ou alors ceux-ci ne conviennent pas à vos besoins. Soyons clairs : l’outil magique n’existe pas, chacun possède ses atouts et ses défauts. Du « gratuit » (XnView) au payant (Adobe Lightroom Classic, Capture One ou ON1 Photo RAW), du basique au super équipé. Une chose est certaine, vous en avez besoin pour une gestion optimale de votre travail actuel, mais aussi futur.

 

2. Sans stratégie, point de victoire

C’est ici que le monde se divise en deux écoles : l’ancienne et la nouvelle.

  • La « vieille école » préconise l’organisation en arborescence : des dossiers en poupées russes, comme vos documents, souvent par catégorie (famille, voyages, etc.), puis par années, par mois, etc. Ou l’inverse. Dans tous les cas, vous travaillez d’abord dans votre logiciel d’importation et de retouche, puis directement sur votre PC, Mac ou NAS ;
  • La « nouvelle école », l’écosystème. L’évolution de logiciels, comme l’incontournable Lightroom Classic, permet une gestion complète en flux. En bref, vous ne quittez jamais cet outil « tout-en-un » : de la sélection à l’éventuelle publication des clichés, en passant par l’organisation de la bibliothèque. Cette approche est rendue possible grâce à la fonctionnalité de catalogue (sans oublier les mots-clés), qui effraie les débutants, mais qui s’avère payante sur le long terme… et à force de persévérance.

Quel que soit votre choix : soignez la maîtrise de votre logiciel (les tutoriels pullulent sur le web). Un temps d’apprentissage qui vous fera gagner… du temps !

 

3. Contournez la taille de l’adversaire

Peu importe votre « école », ne partez à l’aveugle, vous allez vous épuiser face à l’ampleur de la tâche. Soyez méthodique ! Si c’est le chaos dans votre espace de stockage, commencez par un classement grossier de la montagne de photos : par exemple, par date ou par appareil. « Simplement » pour les regrouper en piles plus digestes. Ensuite, fixez-vous des objectifs et allez-y progressivement : par pile, par série ou par dossier. Histoire de ne pas vous décourager…

 

4. Seulement la crème de la crème

Choisir, c’est renoncer. Et trier, c’est éliminer. Une formule qui résume votre mission. Même si vous êtes un super photographe, vous avez des ratés : un flou de bougé, une mauvaise exposition, un élément parasite, un cadrage manqué ou un cliché simplement inintéressant. Sans oublier les doubles et les triples. Aurez-vous l’âme d’un « minimaliste » sans pitié ? Conservez uniquement les images qui vous procurent du plaisir, que vous avez envie de revoir ou d’utiliser dans un but précis. Une bibliothèque « légère » mettra davantage en valeur vos qualités !

 

5. L’art de la sélection

Installé devant votre logiciel, passer une première fois (et rapidement) en revue votre série. Une photo ratée ? Éliminez-la directement (ou utilisez le raccourci clavier « X » sur Lightroom). Le second passage doit vous permettre de distinguer les clichés restants, grâce aux fonctions du type « notes », « couleurs » ou « étoiles ». Ainsi vous pouvez créer deux catégories :

  • Les neutres : à revoir plus tard ;
  • Celles qui sortent du lot.

 

6. Gardez le rythme jusqu’au bout

La suite ? Retouchez uniquement celles qui sortent du lot. Les autres ? Soit vous les laissez de côté (attention, à ne pas reproduire les erreurs du passé), soit vous refaites un passage « éliminatoire ». Dès que vos retouches sont terminées, il vous reste à organiser votre bibliothèque en fonction de la stratégie adoptée… N’oubliez pas de bien renommer vos photos ainsi que leur attribuer des métadonnées correctes et des mots-clés pertinents. Essentiel !

 

Un dernier mot, pensez à faire des sauvegardes !