Le nouveau 35-150 mm rejoint le large éventail des objectifs Tamron pour reflex et compatibles avec Nikon et Canon. La marque japonaise désigne son nouveau zoom comme l’outil polyvalent idéal pour le portrait. Reste à le prouver. 

 

Coup de zoom sur le Tamron 35-150 mm

 

Au fil du temps, comme Sigma, Tamron s’est ménagé une vraie place sur le marché des optiques. La marque dispose d’un parc appréciable d’objectifs bien construits, offrant une belle qualité d’images ainsi qu’une finition et un niveau techniques compatibles avec les grosses marques comme Nikon et Canon. Mais à prix inférieurs ! L’arrivée du nouveau zoom 35-150 mm (disponible pour Nikon dès à présent et pour Canon le 20 juin) s’inscrit dans cette stratégie gagnante. C’est d’ailleurs dans la catégorie « zoom » que Tamron s’est jusqu’ici souvent fait remarquer. Pour le coup, le nouveau-venu est même carrément bombardé : « LE zoom des portraitistes », l’unique « passe-partout » multi-usages qui permettrait de se passer de plusieurs focales fixes.

« Zoom des portraitistes »

L’argument est que le 35-150 mm, vendu  au prix raisonnable de 989 euros, se substituerait parfaitement aux optiques fixes grâce à :

- une position focale 85 mm optimisée, largement chouchoutée par les portraitistes

- des focales plus courtes dès 35 mm pour des portraits en plan large 

- un 150 mm pour croquer les portraits en plan serré

Au-delà de la valorisation de sujets spécifiques, l’objectif trans-standards permettrait aussi de se livrer de manière très qualitative à toute autre sorte de prises de vue : photos de reportages, de voyages, de paysages voire de sports… Sans avoir à trimbaler partout plusieurs objectifs fixes. En théorie, l’argument tient. Reste à voir en pratique.

En effet, se pose quand même les limites d’une ouverture maximum à f/2.8 alors qu’on sait que des focales fixes bénéficiant de f/1.4 ou f/1.8 feront à coup sûr davantage merveille, notamment pour obtenir des flous de bokeh époustouflants. Oui le zoom est plus polyvalent mais il sera toujours moins lumineux, déjà à 85 mm en f/3.5 et surtout à f/4 en mode téléobjectif. Si l’on veut couvrir plus largement le champ des possibles, il faudra aussi éventuellement compléter ce zoom par un 17-35mm f/2.8-4 Di OSD

 


Question de choix 

Tout est donc une question de choix des photographes : entre le nouveau zoom Tamron offrant un beau compromis encombrement (84 x 12,5)/poids (790 g)/ouverture/qualité… et la priorité à donner à la luminosité garantie des focales fixes 35 et 45 mm à grande ouverture. Elles-mêmes éventuellement complétées par un zoom 70-200 mm f/2.8…

Hormis ce dilemme, pas de soucis côté qualité technique. Tamron assure. La formule optique du nouveau-venu de la série G2 est parfaitement à niveau, le rendu des images appréciable et les aberrations fantômes et reflets, maîtrisés. L’autofocus est rapide, précis, silencieux, optimisé pour les sujets mobiles et la stabilisation VC a été améliorée grâce à un double processeur indépendant. Cela suffira-t-il à compenser les éventuelles faiblesses de son ouverture maximale moindre ?