Les réputées Rencontres photographiques ont 50 ans. Et Arles va fêter dignement ce cap avec pas moins de 50 expos tout l’été. Un rendez-vous encore plus incontournable et riche cette année. Façon retour aux racines de la photo d’art pour encore mieux déployer ses ailes contemporaines. 

 

Arles, le rendez-vous magnifique

 

S’il n’y avait qu’un événement photographique à absolument ne pas manquer cette année, c’est bien l’édition des 50 ans des Rencontres d’Arles ! Créées en 1969 par l’écrivain Michel Tournier, l’historien Jean-Maurice Rouquette et le photographe Lucien Clergue, le rendez-vous arlésien est devenu le Cannes de la Photographie, la Mecque et la mémoire vivante tout autant que le diffuseur des pulsations actuelles de cette expression artistique. Et cette année, jubilé oblige, la fête à la photo sera encore plus belle et plus intense pour marquer le coup. Rien de moins que 50 expos pour 50 ans d’existence. De juillet à septembre, Arles exhumera ses plus beaux souvenirs, ménagera des surprises et offrira des rétrospectives magistrales. Le tout avec goût, qualité et convivialité dans la douceur provençale.

 

Copyright Helen Levitt

 

L’affiche donne le tournis et dégaine du gros calibre. Des  grands noms attendus depuis des années. Avec en tête de liste Helen Levitt, géniale référence de la street photography, du noir et blanc, et du portrait sur le vif dans le New York d’avant-guerre. Arles lui a ciselé une rétrospective en 130 clichés renversants. Les femmes photographes seront d’ailleurs particulièrement à l’honneur de cette édition 2019. Comme Germaine Krull, en expo autonome mais aussi dans l’expo de 250 clichés tirés de la collection de la revue d’avant-garde « Variétés » à laquelle elle collabora avec des Berenice Abott, Florence Henri ou Eli Lothar.

 

 

 

D’autres pépites et trésors seront dévoilées au fil de nombreuses expositions thématiques dont celle dédiée aux « Mères, filles, sœurs ». Une galerie composée de photos majeures d’une trentaine de photographes des années 80 dont John Myers ou Martin Parr. Le Palais de l’Archevêché sera de son côté balayé par le vent de la Movida, ce moment clé de révolte douce de la jeunesse espagnole qui infusera  sur d’autres pays européens. Le photographe Alberto Garcia Alix en a été le témoin et réveille en clichés marquants cette jeunesse des eighties en résistance contre le conformisme.

 

 Copyright Alberto Garcia Movida

 

La liste des moments forts est trop longue pour tous les détailler mais allez-y, non pas les yeux fermés mais bien grand ouverts car cette édition sera flamboyante, exceptionnelle et pour tous les goûts dans une ville aussi photogénique qu’artistique. La capitale internationale de la photo ménagera aussi des projections nocturnes en plein air et ouvrira certains de ses lieux emblématiques généralement fermés au public le temps des expos du cinquantenaire. Eclectiques, un brin nostalgiques mais très  contemporaines, les Rencontres d’Arles vont fusionner le meilleur de notre art préféré.

Dans une douceur (f)estivale.

 

 

Les Rencontres d'Arles 2019

Semaine d'ouverture du 01 au 07 juillet

Expositions de 01 juillet au 22 septembre

 

https://www.rencontres-arles.com

https://artphotoprints.com/